Nous relisons en ce dimanche de carême (Jn 11, 1-45) la résurrection de l’ami Lazare, frère de Marthe et de Marie.
Cet événement particulier fait écho aux paroles de saint Paul :
Humainement, Jésus a pleuré très douloureusement, avec les endeuillés, la perte d’un être aimé.
Mais comme Christ, Oint du Seigneur, Jésus ordonne au mort de sortir du tombeau. Les bandelettes funéraires se déroulent et tombent !
Mais qu’éveille en nous la mort ? nos morts quotidiennes ? Croyons-nous qu’elles soient passages vers la Vie ? Espérons-nous qu’elles soient une brèche sur la Vie ? Dans l’amour, nos êtres et nos actes sont-ils ouverture à la Vie ?
La mort demeure un grand mystère. La mort suscite beaucoup d’émotions. Nos vies sont parsemées de morts, pertes de nos espérances, de nos rêves, de nos illusions. Nos questionnements sur cette brisure s’avèrent inépuisables.
Mais la Parole de Dieu apporte un doux éclairage. Dieu dit par le prophète Ézéchiel :
Saint Paul ajoute :
Et Jésus affirme : « Moi, je suis la résurrection et la vie. » (Jn 11,25)
Au cours de la Sainte Semaine, nous célébrerons les mystères de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus. Le miracle du réveil à la vie de Lazare n’a de portée qu’en référence au Christ ressuscité.
Ce n’est qu’en Lui que la mort biologique et nos morts journalières comme êtres humains, trouvent une logique et un sens, et nous interpellent :
Y. Michel Lafontaine, prêtre
Diocèse Saint-Jérôme – Mont-Laurier
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